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Un lieu de valorisation, d’expression, d’apprentissage et de socialisation
Une palette d’activités très riche
Un projet d'activité encadré Le choix initial oblige donc le pratiquant à prendre position, sur ce qu’il veut ou non faire et par là sur ce qu’il désire. L’encadrement permet quant à lui de soutenir ce choix à plus long terme par un repositionnement ponctuel, inscrivant ainsi la personne dans une temporalité propice à l’émergence d’un projet d'activité. Ce projet d'activité est bien entendu lié au plaisir de la pratique mais comporte également une valeur éducative par l’engagement qu’il suppose, les efforts qu’il impose et la confiance qu’il propose dans son accomplissement.
Une dimension psychopédagogique La cadre même de pratique, indépendamment de l’activité choisie, supporte donc une dimension psychopédagogique très forte et intégrative du fonctionnement social : responsabilisation, engagement, assiduité, goût de l’effort et du progrès sont des compétences sociales indispensables à une adaptation et une intégration souhaitée. Mais la mission de M.C.S.A. ne s’arrête pas là, avec la mise en œuvre d’activités structurées et structurantes : elle s’inscrit dans une prise en charge globale du sujet.
Un lien entre les activités et l’accompagnement quotidien En effet, M.C.S.A. se propose d’être en contact avec les structures d’origine de ses adhérents (I.ME., E.S.A.T. familles…) afin d’établir un lien entre les activités. pratiquées et l’accompagnement quotidien des personnes. Cela permet d’ajouter au plaisir de la pratique vécu dans l’instant, le plaisir supplémentaire de la préparation des événements particuliers (compétition, sortie, passage de grade en judo, représentation…). Cette continuité proposée aux adhérents fournit un support supplémentaire de travail pour les professionnels et établissements accompagnants, support d’autant plus facile à utiliser que les pratiquants s’inscrivent librement dans le cadre d’activités de M.C.S.A. Cette optique favorise l’articulation des projets individuels, associatifs et institutionnels.
Des potentialités développées
Quelle que soit l'activité choisie, il existe des potentialités qui sont systématiquemement développées. La confiance en soi, l'estime de soi, la valorisation de l'image de soi et le sentiment de compétence sont affirmés dans ces activités où le sujet n'est à priori pas déficient et où il peut, quel que soit son niveau, progresser et être performant.
Le plaisir pris au mouvement est également un leitmotiv dans la pratique, tout comme l'apprentissage du respect des régles et des codes sociaux du jeu. La gestion du stress, le goût de l'effort et du progrès, l'autonomie, la socialisation, l'hygiène de vie... toutes les aptitudes nécessaires à la vie quotidienne, dans notre société fondée sur les valeurs du travail, sont abordables par le biais des activités.
Avec l'apprentissage des techniques, tactiques et stratégiques, le développement cognitif de l'individu pratiquant des activités est également sollicité. Elles ouvrent une voie nouvelle de connaissance pour la personne sur l'environnement, les autres et lui-même.
Une fonction culturelle Les activités remplissent également une fonction culturelle en transposant des pratiques sportives ou d'expressions qui sont aussi des pratiques sociales, véritables composantes de nos sociétés contemporaines, et en permettant ainsi leur appropriation par les personnes déficientes. cette transmission culturelle propose un mode suplémentaire et ludique d'intégration du monde social.
Le psychique
Au niveau psychique, les activités placent le sujet en situation de réussite : cela vient renforcer une bonne image de soi, c'est-à-dire le sentiment de compétence, la confiance et l'estime de soi, et ainsi soutenir la construction du moi. Il est ici important de souligner que l'enseignement des activités proposées ne s'effectue pas comme celui d'une activité traditionnelle. En effet, tout en confrontant le pratiquant à des situations difficiles, les enseignants veillent à ce que celui-ci soit en mesure de réussir la tâche proposée et valorise sa progression plus que sa performance.
L'adaptation de l'activité résulte donc du décalage optimum pour chaque individu entre la difficulté de la tâche et les capacités de chacun, tant physiques que psychologiques. Ils créent ainsi un niveau de contrainte suffisamment haut et accessible pour motiver de nouveaux apprentissages et valoriser le pratiquant dans son activité. Nous sommes dans une logique dite de réussite relative : du "mieux possible", de "l'optimum" et non pas du "plus possible", du "maximum".
Gérer ses émotions
Les activités confrontent également les personnes déficientes à la perte et à son dédale d'émotions et d'angoisses qu'il faut apprendre à gérer.
C'est notamment le cas de la compétition sportive ou de l'expression de scéne, présente dans les activités que proposent le M.C.S.A. et souvent demandée par les pratiquants eux-mêmes. Il s'agit là encore d'adapter la pratique (de loisir ou compétitive) au projet et au désir singulier de chaque individu et non de proposer à tous le même moule en leur demandant de s'adapter à celui-ci. Pour ceux qui s'inscrivent dans un projet sportif de compétition, c'est alors l'occasion de se confronter à l'autre, dans une coopération et/ou une rivalité symbolisées par le sport et ses régles. C'est aussi le moment de mettre en place des compétences techniques, tactiques physiques, motrices, cognitives et sociales, de les tester, de les évaluer, de les réajusrer.
avec le soutien des éducateurs et une élaboration des évènements vécus sur le plan sportif, les stratégies d'adaptation développées par les pratiquants lors de ces manifestations pourront être transposées et utilisées dans la vie sociale quotidienne.
Au-delà de ces phénomènes transversaux, nous pouvons aussi constater que chaque activité insiste sur des composantes psychologiques spécifiques. Au sein de Montpellier Culture Sport Adapté, de nombreuses activités différentes sont dispensées : football, rugby, judo, tir à l'arc, entretien et développement de la condition physique, danse, théatre, musique, art du cirque, natation. Nous allons voir ce que chacune d'entre-elles est susceptible d'apporter aux pratiquants.
Les phases
Avant cela, il s'agit d'expliquer que la rencontre entre une personne déficiente intellectuelle et une activité s'effectue en plusieurs phases : émotive / fonctionnelle / technique / conceptuelle / d'expertise. Sur le plan psychologique, ce sont principalement les deux premières phases qui nous intéressent. La phase émotive est le résultat de la confrontation entre un sujet et l'inconnu, la nouveauté. Elle est due à l'incompréhension ou à l'appréhension des régles et de l'activité. La phase fonctionnelle est, quant à elle, l'objectif principal de l'enseignement de toute activités dans un cadre de club. Il s'agit là d'amener le sujet à appréhender la logique de l'activité. Nous allons maintenant pour chaque activité développer ces deux premières phases, émotive et fonctionnelle, afin de comprendre pour quelles raisons M.C.S.A. a choisi de travailler avec ces activités et quels sont les objectifs d'enseignement de l'occasion au travers de celles-ci.
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